EN VOYAGEANT EN GRECE
« PARNASSOS »
La forêt nationale de Parnassos a été fondée en 1938. Avec celle de l’Olympe constitue l’un des plus anciens sites de la Grèce et en même temps deux des premiers de l’Europe. Il se trouve à la limite de la frontière entre le département de Fokidas et celui de Viotias. L’étendue de la forêt centrale est de 36 000 hectares. Elle occupe environ 1/3 de la superficie de Parnassos et cela sans compter la zone périphérique de la forêt dont la superficie n’est toujours pas estimée à l’heure actuelle.
Le Mont Parnassos est imposant, impérieux, les grecs anciens lui attribuaient une dimension sacrée, grâce aux Delphes et l’appelaient aussi « la forêt aux deux pics » à cause de ses deux sommets, Liakouria (2457m) et Gerontovrachos (2435m) ; Ce dernier, à l’époque de la Grèce Antique avait la même réputation que KEADAS.
Parnassos joue un rôle primordial dans la mythologie grecque : selon certains il tient son nom du fils de Poseïdon Parnassos, selon d’autres il a été appelé ainsi à cause de la densité des arbres. C’est ici qui sont nés les deux derniers éternels symboles de la civilisation grecque : HELLENE et AMPHICHTYON mais en parallèle il est considéré comme le Mont Sacré des Muses. Enfin c’est à Parnassos et plus précisément dans le lieu de divination appelé l’oracle de DELPHES qui a eu lieu la première « amphichtyonie » - l’incarnation de l’idée parhéllénique pour une coexistence pacifique entre les villes - pays .
Dans cette région le climat est continental, l’été est doux et l’hiver rude et dure plusieurs mois. Chaque année la région est recouverte par une épaisse couche de neige, environ deux mois. Au printemps et en automne, le climat est tempéré et on observe souvent des alternances entre périodes de grands ensoleillements et périodes de pluies.
Malgré l’uniformité de sa végétation c’est le sapin Abies Cephalonica qui domine 30 000 hectares – la forêt offre un nombre considérable de plantes rares. La plupart de ces plantes se trouvent vers les sommets de Parnassos. Précisément on cite : Paeonia Parnassica, Suteréja Parnassica, Thymus Parnassicus, Astragalun Parnassi, Cilium Chalcaedonicum, Campanula Aizoon, Omphalodes Lucilae, Verbascuw Delphicum, Morina Persica, etc.
Dans la forêt de sapins on peut rencontrer plusieurs sortes de mirabelles sauvages, de Krataige et de cèdre ou en petit groupe. Dans le nord-est de la montagne près de la frontière de la forêt existent des rangées de pins noirs.
On peut rencontrer des animaux communs tels que le renard, le loir, la chèvre ou l’écureuil, des espèces de rongeurs et des insectivores. Le chacal et le furet sont rares mais encore plus rare est le loup que lorsque l’hiver est très rude descend de Pinde.
En ce qui concerne la faune avicole de Parnassos il y a une telle abondance des oiseaux rares que pour les observateurs d’oiseaux est un vrai paradis. Ces oiseaux trouvent leurs niches dans la partie sud-est de la forêt. Les rapaces caractéristiques sont : Gypaetcus Gallicus, Neophronpercopterus, Gips Filnus, Circaetos gallinus, Aquala Chrysaetos, Hieratus Pennatus, Falco Peregninus, Falco Biarmicus etc.
Du côté du sud de Parnassos, on rencontre des couples de Gypartes, deux ou trois couples de Chrysoetes, de Falco Pevegiums beaucoup de couples de buses et un couple de Gyps noirs.
L’existence de ces rapaces est dûe à la concentration de troupeaux de Cheptels. A part les rapaces rares mentionnés plus haut, il existe 4 espèces de piverts, quelques perdrix, (Alectovis Graeca), de pigeons sauvages, plusieurs corneilles (Pyzrhocarax Pyzrhocorax), divers rapaces de nuit et beaucoup d’autres espèces plus petites (des passériformes).
On peut également rencontrer plusieurs espèces de serpents, de lézards, des insectes et des araignées. Ceci dit le monde animal a été étudié très peu.
Pour se rapprocher de la forêt, il faut passer par les routes départementales qui relient Arachova avec Heptalophos et Amphyclia. A partir de routes départementales on peut atteindre tous les coins de la forêt par des petits chemins. L’ouest de Parnassos est connu sous le nom de E4. L’itinéraire commence à DELPHES. Au début, il emprunte un ancien sentier en briques pour ensuite poursuivre entre les plateaux et les forêts de sapins pour finir après 7-8 heures à Heptalophos. Dès heptalophos le chemin s’oriente vers l’ouest en passant par les côtes du sommet Gerolekas et conduit à travers les forêts de sapin à « 51 » à environ 7 heures.
Aux alentours de la forêt fonctionnent des centres de ski comme celui de l’Organisme Touristique Grec (Ferolaka, Kotodedro, Gerontovlachos et Kelaria) ou celui du Club de Ski d’Athènes dans la position Savadavi près du refuge de la liaison d’alpinisme grec d’Athènes. Dans les centres de ski et sur la route centrale des restaurants sont ouverts tout l’hiver.
« AMPHYCLIA »
Elle est la capitale de la mairie homonyme qui inclue les départements municipaux d’Amphiclia, Drymaia, Paleochorio, Xilikoi, Tithronio et Bralos et appartient au département de Phtiotidos en Grèce continentale.
Elle se situe au pied de Parnassos et devant elle s’étend la vallée du Fleuve KIFISSOS. 14 kilomètres la sépare du Centre de ski de Parnassos et 181 kilomètres d’Athènes. Elle est en relation avec le réseau ferroviaire où le départ des trains s’effectue tous les jours.
Elle est le centre d’une région agricole avec des cultures de tabac, de coton et de céréales. Les dernières années le tourisme d’Amphyclia est en plein essor. En cela contribue le centre de ski de Parnassos qui se trouve à côté. Tous les ans en hiver, des centaines d’amateurs de sports d’hiver envahissent le centre tous les week-ends.
Elle se trouve également près d’Athènes dans une région où la végétation est en abondance avec de splendides maisons d’hôtes et de tavernes traditionnelles qui préparent de délicieux mets de la région de Roumeli.
Sans oublier les habitants de cette ville, qui sont simples et accueillants, Amphyclia est en train de devenir un lieu touristique très prisé, idéal pour échapper à la routine des grandes villes et aussi par les vacanciers.
Amphyclia est une petite ville avec une histoire qui date de l’Antiquité. Le nom d’origine était Amphikaia, elle a été détruite par les Perses. A l’époque byzantine et après elle a été rebaptisée Dadi ou Dadion (Aujourd’hui encore elle est connu sous ce nom là par les habitants de la région). En tout cas le mot dadi est le diminutif du mot « das » qui provient du verbe « daio » qui signifie mettre le feu, bruler. Le nom Dadi est maintenu jusqu’à 1915 date clé où la loi du Ministère de l’Intérieur a donné à la ville le nom d’Amphyclia et l’a proclamé en même temps centre administratif , culturel et économique de la région, place qu’elle tient jusqu’à aujourd’hui. L’époque de l’emprise Turque a été très prospère pour elle notamment son application pour la libération de la Grèce.
D’un point de vue culturelle Amphyclia est un lieu à part. L’architecture de la ville est caractéristique des magnifiques ruelles traditionnelles, de somptueuses églises, de fontaines d’une beauté exceptionnelle et de splendides squares composent une image plus que flatteuse de cette cité. Un tableau unique si on ajoute à cela la beauté naturelle de la région.
En parallèle toutes les traditions de Roumeli sont conservées.
Au carnaval, on peut découvrir le défilé de déguisement et le traditionnel allumage du feu (Hei) dans les quartiers du village et le grand (Hei) qui se déroule à la grande place du village (restes de fêtes dionysakes) avec la danse de déguisés accompagnés de tambours er de cornets.
Le Lundi Pur après l’envol du cerf-volant on poursuit la fête à la place du village avec le traditionnel cassoulet, faluche, et autres repas du carême , de la danse avec tambour, et cornets, hautbois et tambourins.
A Pâques, avec la participation de tous les habitants, on fait cuire le traditionnel rôti d’agneau dans tous les quartiers et on entend « Jésus est Ressuscité » (« Christos Anesti ») mêlé à des chansons folkloriques grecques.
Le 21 novembre se prépare la fête locale du pain avec la grande préparation traditionnelle unique en Grèce.
Le 5 décembre la veille de la Saint Nicolas on fait cuire le « chondros » (préparation à base de blé) qu’on distribue aux invités.
Information par
Τexte traduit par Flore PITSIKALI et A.ARZIMANOGLOU
Στην παρουσίαση αυτή που όπως προαναφέρθηκε έγινε με στοιχεία που συγκεντρώθηκαν από διάφορες διαδικτυακές διευθύνσεις θα μου επιτρέψετε να προσθέσω κάτι πολύ προσωπικό.
Ο λόγος είναι γιατί στο Δαδί έχω αφήσει ένα κομμάτι της καρδιάς μου και από το Δαδί κουβαλώ επτά χρόνων παιδικές αναμνήσεις. Μία από τις εντονότερες είναι η ανάμνηση του «Δαδιώτικου Πάσχα».
Παρ΄όλο που πάνε πολλά χρόνια από τότε, το αίσθημα της στέρησης εξακολουθεί να είναι έντονο κάθε χρόνο την ημέρα του Πάσχα. Θέλετε επειδή ήμουν παιδί κι έτσι κι αλλιώς ήταν όμορφα, ή γιατί στη συνέχεια δεν βρέθηκα σε τόπους με έντονη την παράδοση ; Στ΄αλήθεια δεν ξέρω.
Για ένα είμαι σίγουρη. Λυπάμαι για το ότι δεν έχει περάσει έντονα στην συνείδηση όλων των εκτός (αλλά και μερικές φορές και εντός) Ελλάδας Ελλήνων, το χρέος μας για τη διατήρηση της ελληνικής μας κληρονομιάς.
« ΚΑΛΟ ΠΑΣΧΑ ΕΛΛΗΝΙΚΟ »
Ίσως για κάποιους από μας
« ΚΑΛΟ ΠΑΣΧΑ ΡΟΥΜΕΛΙΩΤΙΚΟ »
Και γιατί όχι
« ΚΑΛΟ ΠΑΣΧΑ ΔΑΔΙΩΤΙΚΟ; »
Μαρία ΧΟΧΛΑΚΗ-ΣΕΛΙΝΙΩΤΑΚΗ
Après avoir présenté toutes ces informations, je voudrais ajouter une note très personnelle.
La raison par laquelle Dadi est l’endroit où j’ai laissé une partie de mon cœur est que j’ai plein de souvenirs d’enfance, notamment le « Diadotiko Pâques ».
Malgré les années qui passent, je garde encore aujourd’hui un sentiment de frustration les jours de Pâques peut-être parce que j’étais encore une enfant ou tout simplement parce que je n’ai pas retrouvé par la suite l’esprit de traditions que je garde au fond de mon cœur, vraiment je ne sais pas.
Je suis certaine d’une chose : il est de notre devoir en tant que Grecs de perpétuer notre héritage. Je regrette néanmoins que nombre d’entre nous n’aient assimilés leur rôle en diaspora…
Photo par D.maire adj oint d’Amphyclia
ΧΤΑΠΟΔΙ ΛΕΥΚΟ ΣΤΙΦΑΔΟ ΜΕ ΠΟΡΤΟΚΑΛΙ
Ο Αντιφάνης σε ένα από τα κείμενά του προτείνει χταπόδι πολυπλόκαμο ψητό στα κάρβουνα μαζί με βότανα. Οι Βυζαντινοί ονόμαζαν όλα τα οστρακόδερμα και τα μαλακόδερμα "αγνά", διότι καταναλώνονταν, όπως και στις ημέρες μας, τις περιόδους της νηστείας. Οι "οκτάποδες" ή τα "οκταποδίστια" ψήνονταν στα κάρβουνα πάνω σε κλαδιά κληματίδων. Το χταπόδι μαγειρεμένο στιφάδο συναντάται πολύ συχνά σε όλη την Ελλάδα, αλλά το λευκό στιφάδο είναι μια ιδιαίτερα ενδιαφέρουσα συνταγή, με ελαφριά λευκή σάλτσα που αρωματίζεται με κανέλα, γαρίφαλα και φλούδα πορτοκαλιού.
ΥΛΙΚΑ
1 φλιτζάνι παρθένο ελαιόλαδο
1 κιλό χταπόδι
1 κιλό μικρά κρεμμυδάκια κοκκάρι
1½ φλιτζάνι κόκκινο κρασί
1 κομματάκι κανέλα σε ξύλο
2 γαρίφαλα
½ κουταλάκι του γλυκού κύμινο
2 κομματάκια φλούδα πορτοκαλιού
½ κουταλάκι του γλυκού ζάχαρη
αλάτι
πιπέρι
ΕΚΤΕΛΕΣΗ
Καθαρίζετε, πλένετε και κόβετε σε μικρά κομμάτια το χταπόδι. Καθαρίζετε και τα κρεμμυδάκια, τα βάζετε σε ένα μπολ με άφθονο νερό και τα φυλάτε στην άκρη.
Ρίχνετε το ελαιόλαδο σε μια φαρδιά κατσαρόλα και το ζεσταίνετε. Βάζετε το χταπόδι, τσιγαρίζετε ελαφριά πέντε, έξι λεπτά μέχρι να ροδίσει και να αρχίσει να βγάζει τα υγρά του. Σβήνετε με το κρασί, προσθέτετε και ένα φλιτζάνι νερό, σκεπάζετε με το καπάκι και ψήνετε 30 λεπτά.
Δοκιμάζετε με ένα πιρούνι αν το χταπόδι έχει μαλακώσει αρκετά. Αν ναι, ρίχνετε τα μπαχαρικά και την πορτοκαλόφλουδα, ανακατεύετε και προσθέτετε στραγγισμένα τα κρεμμυδάκια. Πασπαλίζετε με λίγη ζάχαρη, λίγο αλάτι, λίγο πιπέρι, σκεπάζετε και ψήνετε 30 λεπτά, χωρίς να ανακατεύετε το φαγητό. Σερβίρετε το στιφάδο ζεστό ή σε θερμοκρασία δωματίου.
ΝΤΟΜΑΤΟΚΕΦΤΕΔΕΣ
Από Σαντορίνη
ΥΛΙΚΑ
• 2 κρεμμύδια
• 1 κιλό ντομάτες σαντορινιές
• 2 πατάτες
• 2 κολοκυθάκια
• 1 κουταλιά του γλυκού βασιλικό
• 1 κουταλιά του γλυκού δυόσμο
• 1 κουταλιά σούπας σόδα
• 1 κουταλιά σούπας πελτέ
• αλάτι, πιπέρι, αλεύρι
ΕΚΤΕΛΕΣΗ
Τρίβουμε τα κρεμμύδια, τις ντομάτες (4 - 5 κανονικές αν δεν υπάρχουν σαντορινιά ντοματάκια), τις πατάτες, τα κολοκυθάκια και προσθέτουμε το δυόσμο, το βασιλικό, τη σόδα, αλάτι, πιπέρι, 1 κουταλιά σούπας πελτέ και όσο αλεύρι πάρει για να γίνει ο χυλός.
Με το κουτάλι παίρνουμε μια κουταλιά και τηγανίζουμε σε δυνατή φωτιά.
ΣΟΥΠΙΕΣ ΜΕ ΜΑΡΑΘΟ ΚΑΙ ΠΡΑΣΙΝΕΣ ΕΛΙΕΣ
Οι σουπιές με μάραθο είναι πολύ συνηθισμένες στη διάρκεια των νηστειών, ιδιαίτερα στα νησιά.
ΥΛΙΚΑ
1 φλιτζάνι παρθένο ελαιόλαδο
1 κιλό σουπιές
1 κιλό μάραθο
1 φλιτζάνι ελιές πράσινες τσακιστές (θλαστές)
1 φλιτζάνι ελαιόλαδο
3 φρέσκα κρεμμυδάκια ψιλοκομμένα
2 μεγάλες ντομάτες λιωμένες
1½ φλιτζάνι κόκκινο κρασί αρωματικό
αλάτι ελάχιστο
πιπέρι φρεσκοτριμμένο
ΕΚΤΕΛΕΣΗ
Καθαρίζετε τις σουπιές, αφαιρώντας όλα τα εντόσθια, τα κόκαλα και τις σακουλίτσες με το μελάνι (αν αφήσετε το μελάνι μιας ή δυό σουπιών θα προσθέσει στο φαγητό μια εντελώς ξεχωριστή γεύση). Τις κόβετε σε μικρά κομμάτια και τις σοτάρετε μαζί με τα κρεμμυδάκια και το ελαιόλαδο, μέχρι να ροδίσουν πολύ ελαφρά από όλες τις πλευρές. Προσθέτετε δύο φλιτζάνια νερό, χαμηλώνετε τη θερμοκρασία και σιγοψήνετε 45 περίπου λεπτά. Βράζετε στο μεταξύ τα μάραθα σε λίγο νεράκι για έξι λεπτά, τα στραγγίζετε και τα ψιλοκόβετε.
Δοκιμάζετε με ένα πιρούνι, για να διαπιστώσετε αν οι σουπιές είναι σχεδόν ψημένες. Τότε σβήνετε με το κρασί και προσθέτετε τα μάραθα, τις ντομάτες, αλάτι και ένα φλιτζάνι ακόμα νερό. Συνεχίζετε να σιγοβράζετε το φαγητό με σκεπασμένη κατσαρόλα 20 με 25 λεπτά, προσέχοντας μήπως χρειαστεί να συμπληρώσετε και άλλο νερό. Ρίχνετε τις ελιές δέκα λεπτά πριν κατεβάσετε το φαγητό, ανακατεύετε και δοκιμάζετε. Διορθώνετε τη γεύση με λίγο αλάτι (αν αυτό είναι απαραίτητο) και σερβίρετε το φαγητό ζεστό, πασπαλισμένο με άφθονο φρεσκοτριμμένο πιπέρι.
ΠΑΣΧΑΛΙΝΕΣ ΓΕΥΣΕΙΣ
Κομμάτια αρνίσιου κρέατος, περασμένα σε βέργες, ψήνονται σε δυνατή φλόγα
Κρήτη
ΒΥΖΑΝΤΙ
Αρνάκι ή κατσικάκι γεμιστό με αρωματικά χόρτα, ψιλοκομμένα συκωτάκια και ρύζι. Σιγανοψημένο σε πήλινο σκεύος.
Κάρπαθος
ΓΑΡΔΟΥΜΠΕΣ ΚΑΙ ΓΑΡΔΟΥΜΙΑ
Εντόσθια αρνίσια, τυλιγμένα με αντεράκια και ψημένα στον φούρνο.
Κεντρική Ελλάδα
ΓΙΟΜΙΔΙΑ
Σαν τα γαρδουμπάκια, με φρέσκα κρεμμυδάκια άνηθο και σπανάκι.
Θεσσαλία
ΚΛΕΦΤΙΚΟ
Αρνάκι σε λαδόκολλα, με τυρί και σκόρδο.
ΓΙΟΥΛΜΠΑΣΙ
Κλέφτικο με μάραθο, δεντρολίβανο και μαϊντανό.
Ζάκυνθος
ΚΟΚΟΡΕΤΣΙ
Εντόσθια περασμένα στην σούβλα, καλυμμένα με σκέπη και περίτεχνα τυλιγμένα με αντεράκια (ο βασιλιάς της σούβλας)
Το βρίσκεις σχεδόν σε όλη την Ηπειρωτική Ελλάδα
ΛΑΜΠΡΙΑΤΗΣ
Αρνάκι γεμιστό με διάφορα τυριά, αυγά, ψιλοκομμένα εντόσθια και ρύζι, με δυόσμο και μαϊντανό, και δεντρολίβανο.
Άνδρος
ΜΑΓΕΙΡΙΤΣΑ
Σούπα με ψιλοκομμένα εντόσθια, αντεράκια και ρύζι που την χαρακτηρίζει ο άνηθος και το αυγολέμονο.
Σε όλη την Ελλάδα
ΜΑΟΥΡΙ
Ολόκληρο αρνάκι, γεμιστό με συκωτάκια ψιλοκομμένα, σταφίδες, κουκουνάρι, κόκκινο κρασί, κανέλλα, δάφνη, γαρύφαλλα, ρύζι, κύμινο.
Δωδεκάνησα
ΜΕΝΟΥΖΕΣ
Σπάνιος κρητικός μεζές, ο οποίος μοιάζει με μικροσκοπικό κοκορέτσι.
ΟΦΤΟ
Κομμάτια από μεγάλο αρνί, ψημένα πάνω σε κληματόβεργες.
Κρήτη
ΠΑΠΟΥΔΑ
Τζιγεροσαρμάς, αλειμμένος με γιαούρτι
Ανατολική Μακεδονία
ΠΑΠΡΙΚΑΣΙ
Συκωτάκια αρνίσια, τηγανισμένα σε φρέσκο βούτυρο, με κόκκινες γλυκές πιπεριές, σκόρδο, ξύδι και πιπέρι.
ΟΛΥΜΠΙΑΚΟΙ ΑΓΩΝΕΣ
LE « NON » DE LA GRECE EN 1940
FETE NATIONALE GRECQUE
« La liberté est une sainte passion.
Et une fois encore, en plein XXe siècle,
elle a donné sa bataille,
sur ce sol qui nous a nourris ».
Anguélos Terzakis, prosateur grec contemporain,
Peu de temps avant d’attaquer la Grèce officiellement, l’Italie avait fait preuve de sa fourberie par un crime immonde.
Le 15 août 1940 à Tinos, l’île sacrée de la Ste Vierge, où se trouve son icône miraculeuse, découverte par un miracle en 1823 dans un champs indiqué pendant des visions (Première vision au mois
de février 1821, c’est-à-dire un mois avant l’explosion de la Guerre de l’Indépendance contre les Turcs), la Grèce célébrait, comme chaque année, la grande fête de la Dormition de la sainte
Vierge et l’Etat Hellénique était représenté par un bateau de guerre, le croiseur « Helli »
A 8h30 du matin un sous-marin italien envoie sournoisement des mines contre le bateau grec, qui était accosté au port et dont l’équipage allait participer à la procession religieuse. A 9h50 le
bateau « Helli » coulait en flammes et les premiers morts tombaient sur le débarcadère blessé aussi par les mines.
On peut voir aujourd’hui les fragments de ces mines, qui portent, gravé sur le métal, le nom de l’industrie italienne au Musée Maritime de la Grèce, au port de Zéa au Pirée.
La Grèce (pays neutre), fut attaquée officiellement par l’Italie sur la frontière Nord-ouest (Albanie), le 28 octobre 1940 à 5h30 du matin, après un ultimatum, qui fut présenté au Premier
Ministre Jean Métaxas à 3h.00 du matin, chez lui, par l’ambassadeur Italien.
Jean Métaxas en ce moment critique n’avait devant lui ni parlement, ni ministres, ni le peuple Grec, mais il avait devant lui l’histoire millénaire de la Grèce et il répondit :
« Non, nous ne vous laisserons pas passer ». Et depuis lors le 28 Octobre s’appelle le jour du « Non » et chaque année on le célèbre comme deuxième fête nationale.
L’attaque eut lieu avant l’expiration de l’ultimatum, et tout de suite l’armée grecque peu nombreuse, qui se trouvait à la frontière, a défendu héroïquement le sol de la patrie. C’était une
guerre de puissances inégales. L’Italie, qui était à l’époque presqu’un empire, possédait en Albanie une armée de 100.000 soldats et la petite Grèce de 35.999. L’Italie avait 45.000.000 habitants
et la Grèce 7.500.000. L’Italie avait 400 avions de guerre et la Grèce de 140, pas très bon.
La marine italienne en Méditerranée était la deuxième après celle de la Grande Bretagne et la Grèce avait 16 bateaux, de petite vitesse et seulement 6 sous-marins. Le front sur la frontière
Albanaise était d’une largeur de 240 klm. Et du côté de la Grèce était très montagneux presque inaccessible et le transport de l’intendance et des soldats d’un côté à l’autre était très
difficile, tandis que du côté de l’Albanie il y avait une route qui facilitait les transports.
Malgré les conditions difficiles dans lesquelles l’armée grecque combattait : montagnes abruptes, que même les mulets ne pouvaient pas monter, tempêtes de neige, mauvaise intendance dont le
manque les obligeaient à combattre seulement au pain sec et très souvent sans chaussures, le moral des soldats était très élevé. Un reporter Anglais qui était au front a écrit : «
Les soldates Grecs vivent comme des saints et combattent comme des héros. »
Toute l’humanité était restée stupéfiée devant les victoires de la petite Grèce, quand des pays beaucoup plus puissants et mieux équipés avaient succombé très rapidement. Le Président de l’Union
Sud Africaine Jan Smuts avait dit alors : « Jusqu’ici on disait que les Grecs combattent comme des héros, dorénavant on dira que les héros combattent comme des Grecs ».
(« Manchester Guardian » 19-4-41)
Le général de gaulle disait : « Le combat de la Grèce et ses exploits créent pour elle des droits incontestable. »
Le Ministre des Affaires Etrangères de la Grande Bretagne, Antony Eden disait : « Si le plan Méditerranéen de Hitler, qui a failli grâce à la résistance victorieuse de al Grèce,
avait réussi l’attaque des Allemands contre la Russie aurait eu d’autres résultats. Les combattants du Pinde et les autres seront des guides avec ceux de Marathon, ils éclaireront dans les
siècles à venir le monde entier. »
Le commandant suprême du Moyen Orient Wavell a dit : « Nous reconnaissons avec plaisir, que nos alliés les Grecs sont les premiers qui, par leurs victoires merveilleuses en Empire
du Nord ont ouvert le chemin et ont donné des coups décisifs contre L’Italie fasciste. Ces succès n’avaient pas seulement une importance locale, mais ils ont influencé toute l’évolution de la
guerre. La défense de la Crête a sauvé Chypre, la Syrie et l’Iraq et peut –être Tobrouk (Port de Libye)
Comment peut-on expliquer cette réussite surhumaine ? C’est une explication qui dépasse la logique : c’était la foi orthodoxe qui renforçait, les soldats. C’était la Ste Vierge, qui
apparaissait plusieurs fois en vision au front, pour leur donner courage. Elle qui avait été outragée par le Italiens lors de sa fête à Tinos. Ces batailles de géants qui, comme les historiens
ont dit, ont été uniques dans l’histoire universelle, avaient pris un caractère religieux. (Un combattant, donc témoin oculaire, avait vu, ainsi que tout son régiment des « Evzones de la
Grèce centrale », St George sur son cheval, leur ouvrir le chemin lors de la première attaque de l’armée grecque. Quand le régiment a eu cette vision a senti un tel enthousiasme frénétique
qu’il a crié la fameuse exclamation guerrière des Grecs : « aéra » : « de l’air » et a commencé à courir en avant- St George est le patron de l’infanterie de
l’armée hellénique. Quand se combattant racontait cet événement 20 après, il frissonnait tout entier comme si St. Georges était encore devant lui).
Ces soldats étaient ivres aussi d’histoire, tous les siècles et leurs ancêtres glorieux combattaient en eux. Ce fait fut très bien exprimé par le grand poète de la Grèce contemporaine, Costis
Palamas, qui vivait encore :
Je n’ai d’autres mots à vous dire,
Je n’en ai qu’un :
Enivrez-vous avec le vin éternel
de « dix huit cent vingt et un »
La grande victoire des troupes grecques contre l’attaque du printemps 1941 (9-15 mars) que Mussolini avait minutieusement préparée, fut considérée la fin de la guerre pour l’Italie. C’est
pourquoi Hitler décide finalement d’attaquer la Grèce à son tour. L’attaque des Allemands eut lieu à la frontière bulgare (Nord Est de la Grèce) contre la « ligne Métaxa » : œuvre
de fortification superbe pour l’époque, que Jean Métaxas avait préparé en vitesse pendant les quatre ans de son gouvernement et avec le peu de moyens financiers dont la Grèce disposait. Ainsi le
6 avril 1941 la Grèce avait à combattre contre deux ennemis en même temps à deux fronts différents : l’un en Epire du Nord, où les troupes grecques avaient avancé victorieuses et l’autre sur
la frontière bulgare. Cette fois c’en était trop et malgré une résistance héroïque de 4 jours, les Allemands sont entrés sur le sol de la Grèce, mais par la frontière Yougoslave, qui n’était pas
gardée, car il y avait une alliance entre la Grèce et la Yougoslavie. La Yougoslavie ayant capitulé, a laissé le passage libre aux troupes allemandes, qui se sont trouvées derrière les soldats
Grecs, qui ne les laissaient pas passer. Quand les officiers Allemands ont vu le petit nombre de ces défenseurs du pays, n’en pouvant croire aux yeux, leur ont accordé les honneurs militaires.
Ainsi la Grèce avait droit à son drapeau pendant l’occupation allemande, puisque son drapeau n’a pas été déshonoré. Sur l’Acropole d’Athènes on voyait tous les jours les deux drapeaux côte à côte
(grec et allemand), et les officiers Grecs avaient droit à leur uniforme et à leur épée.
Les Allemands, en descendant du Nord vers le Sud de la Grèce, ont rencontré de la résistance de la part des troupes grecques et du corps expéditionnaire britannique (des australiens et
Néo-zélandais), qui était arrivé au dernier moment. La dernière bataille en Grèce fut donnée en Crète au mois de mai 1941, où toute la population de l’île a combattu contre les parachutistes
Allemands. En Crète Hitler a perdu presque tous ses parachutistes, qui constituaient l’élite de son armée. La résistance héroïque des Crétois, des troupes grecques et des australiens était la
cause du salut du moyen Orient et de Malte d’une attaque pareille, car après la « bataille de Crète », Hitler n’a plus jamais envoyé de parachutistes. Après la chute de Crète, le
gouvernement grec et le roi, qui s’y trouvaient, sont partis en Egypte ainsi qu’une partie de l’armée hellénique et le reste de la flotte de guerre, pour continuer la lutte avec les alliés au
Nord de l’Afrique. Les Grecs ont fait preuve d’héroïsme même en dehors du pays à la fameuse bataille du désert à El Alameïn, (50 Km à l’Ouest d’Alexandrie) en 1942 et à la bataille de Rimini en
Italie au mois de Septembre 1944. La libération de la Grèce est venue du Sud comme les troupes ennemies reculaient peu à peu vers le Nord. La libération d’Athènes eut lieu le 12 Octobre 1944.
Pendant tout cet effort gigantesque de la Grèce pour la liberté, qui fut la cause de la victoire finale de L’Europe libre (fait historique reconnu par les personnalités diplomatiques, militaires
et politiques de l’époque) la Turquie avait gardé une neutralité absolue ! N’est-ce pas donc une injustice envers l’Histoire que la Turquie possède aujourd’hui une présence au Conseil de
l’Europe ? Voilà ce que le Ministre des Affaires Etrangères de la Grande Bretagne, Anthony Eden disait à l’époque (24.9.1942) de la Grèce :
« La Grèce est la première qui a donné une leçon inoubliable à Mussolini, c’est elle qui a donné prise à la révolution nationale contre l’Axe en Yougoslavie, c’est elle qui a retardé
les Allemands sur son sol continental et en Crète pendant six semaines, c’est elle qui a renversé l’ordre chronologique de tous les plans de l’état major allemand et c’est elle qui a apporté un
changement radical à l’évolution de ses expéditions et peut être à l’issue même de la guerre ».
Cette petite Grèce qu’à l’époque tout le monde louait et que plus tard ses alliés ont trahie (surtout la Chypre), pour défendre sa liberté, et la liberté de l’Europe avait offert, seulement
pendant la guerre contre les Italiens (28.10.1940 – 6.4.1941) :
13308 morts et 42485 blessés de l’armée
201 » de la
marine
67 »
de l’aviation.
Même Hitler avait reconnu lors de son discours au Reichstag le 5 mai 1941 : « De tous nos adversaires, qui nous ont affrontés, seul le soldat Grec a combattu avec un courage téméraire
et un dédain suprême envers la mort ». Pendant ces combats (6.9 avril 1941) les Allemands n’ont fait aucun prisonnier.
Cependant les sacrifices en êtres humains étaient encore plus importants dans la population du pays. Le nombre des civils morts est 500.000, qui constituait à l’époque 12% de toute la population
de la Grèce. Les réseaux routier et ferroviaire ont été complètement détruits et la marine marchande avait perdu 73% de sa capacité ; 1700 villages ont été complètement détruits. La Grèce
ressemblait à un immense cimetière.
Mais l’âme grecque résistait d’une façon admirable. Quand les Allemands ont menacé l’Archevêque Damaskinos de le fusiller à cause de la résistance du peuple, il a répondu : « Dans
ce pays les ennemis, de coutume, ne fusillent pas les évêques, ils les pendent ! »
« La triple occupation (allemande, italienne et bulgare) a causé 68000 exécutions, 190000 prisonniers et 88000 déportés.
La Grèce a offert aussi à la guerre du désert en Afrique du Nord :
344 morts et 606 blessés de l’armée
309 » de
la marine
89
» de l’aviation
Les sacrifices de la Grèce à la seconde guerre mondiale ont dépassés de beaucoup ses possibilités : 41% du revenu national fut perdu, un revenu qui, déjà au commencement de la guerre, était
peu important.
La défaite de ces criminels (crimes du droit Commun) par un petit nombre de défenseurs Grecs a sauvé l’Europe libre. Une nouvelle « Salamine » eut lieu au carrefour situé au Sud-est de
l’Acropole d’Athènes au mois de décembre 1944.
Vive le 28 octobre 1940 !
Vive la Nation Grecque !
Vive les amis de la Grèce !
Archiprêtre-Instituteur
Michel Seliniotakis
ΧΡΙΣΤΟΥΓΕΝΝΑ 2008
Μέσα σ' όλες τις ειρηνιστικές κινήσεις στη σημερινή κοινωνία κάποιο ρόλο παίζουν και οι Χριστιανικές Εκκλησίες. Και γίνεται τούτο για το «θεαθήναι τοις ανθρώποις», για να ευχαριστήσουν εκείνους που δεν αρκούνται στις ευλογίες και στα ευχολόγια, αλλά απαιτούν και έργα.
Η χριστουγεννιάτικη επέτειος µας φέρνει πάντα κοντά στην έκδηλη αγάπη του Θεού προς τον άνθρωπο, που τόσο ανάγκη έχει αυτής σήμερα, παρά τις υποκριτικές ειρηνιστικές κινητοποιήσεις.
Το χριστιανικό κήρυγµα της αγάπης και της ειρήνης γίνεται από την Εκκλησία συνεχώς από τότε που ο Θεός προσωπικά δίδαξε στον κόσµο τις μεγάλες αυτές αλήθειες. Και η διδασκαλία αυτή συνεχίζεται στις ηµέρες µας, χωρίς υποκρισίες και ιδιοτέλειες.
Ειδικότερα η δική µας Ορθόδοξη Εκκλησία δεν κράτησε µε το ένα χέρι το σταυρό και µε το άλλο το όπλο για να εξυπηρετήσει κοινωνικά συμφέροντα ; Το έκανε µόνο από αγάπη προς τα παιδιά της για να τα προστατεύσει από την δουλεία, από την αφάνεια και από τον εξανδραποδισμό ;
Αλλά σήµερα θέλουµε να µιλήσουµε για ειρήνη χωρίς Εκκλησία ή µάλλον ζητούµε τη συμμετοχή της Εκκλησίας στις ειρηνιστικές µας κινήσεις, λησµονούντες ότι αυτή δεν µπορεί να κινηθεί χωρίς τον Πατέρα της ειρήνης που είναι ο Θεός. Κάθε ειρηνιστική κίνηση χωρίς την παρουσία του Θεού είναι υποκρισία και καιροσκοπισμός και αυτό φαίνεται από τους ίδιους τους ειρηνιστές, που, ενώ θέλουν να φυλακίσουν τη δραστηριότητα της Εκκλησίας µέσα στους τοίχους των ναών, την ενθυμούνται και την προσκαλούν, όταν τη χρειάζονται, να βγει στους δρόµους.
Η αναγκαιότητα αυτή φανερώνει και τον προορισµό της Εκκλησίας που είναι µέσα στην κοινωνία, άλλως µόνον προσευχές και ευλογίες θα δίνει αν κλεισθεί µέσα στα κτίρια, όπως προσπαθούν να την κλείσουν µερικά κινήµατα στον κόσµο. Είναι αδιανόητο από το ένα µέρος να ζητείται η συμπαράσταση της Εκκλησίας σε προβλήµατα κοινωνικά και από το άλλο να προβάλλεται το επιχείρημα, ότι η Εκκλησία πρέπει να περιορισθεί στα θρησκευτικά της καθήκοντα. Ποιες άλλες έκτος από κάθε καθήκον προς τον άνθρωπο και προς την κοινωνία είναι οι υποχρεώσεις της Εκκλησίας;
Το µήνυµα του Χριστού είναι µήνυµα φιλανθρωπίας και αλληλεγγύης και πραγματοποιείται µε κάθε είδους δραστηριότητα της Εκκλησίας, που είναι το σώµα και ο φορέας του Χριστού µέσα στον κόσµο. Ο Χριστός µε το παράδειγµά του δίδαξε, ευεργέτησε και έσωσε. Πώς µπορεί η Εκκλησία να ακουστεί, αν κλεισθεί µέσα στα τείχη της φυλακής, και πώς µπορεί έµπρακτα να βοηθήσει την κοινωνία, όταν μείνει έvα περιορισμένο απόκοσμο σωματείο; Και πώς µπορεί να σώσει, όταν δεν έχει επαφή µε τις µάζες της κοινωνίας;
Αλλ' αν η παραπάνω άποψη είναι η γνώµη αυτών που μάχονται την Εκκλησία, οι άλλοι, οι πιστοί και αυτοί που τη σέβονται, οφείλουν να ενεργοποιηθούν και να δείξουν τα καλά έργα που εν ονόµατι του Χριστού πρέπει να γίνουν. Με σωστή τακτική πρέπει η Εκκλησία να κινείται και µε άδολη αγάπη προς όλους τους εργαζομένους το αγαθό, µε αγωνιστική διάθεση προς αντίκρουση των καταλυτικών προθέσεων των φαύλων. Κάθε ενέργεια για την επικράτηση της ειρήνης στον κόσμο πρέπει να συνοδεύεται και από το πνεύµα της δικαιοσύνης, για να απoφεύγυµε έτσι άλλους να ωφελούμε και άλλους να αδικούµε. Πρέπει να έχουµε υπ' όψη ότι η ειρήνη συνοδεύεται και από την ευδοκία στους ανθρώπους. Αλλά ποιος δημιουργεί την καλή διάθεση, αν αυτός δεν έχει καλή προαίρεση και αγάπη προς τον κόσµο;
Και ενώ όλων µας η σκέψη είναι στραµµένη προς τις δυο υπερδυνάμεις, ότι είναι οι µόνες που απεργάζονται την καταστροφή του κόσµου και ότι µόνον µια παγκόσµια σύρραξη θα κατέστρεφε τον κόσµο, δεν βλέπουµε γύρω µας τους τόσους καταστρεπτικούς τοπικούς πολέµους και ακόµη τις κοινωνικές αναστατώσεις.
Δεν υπάρχουν ερείσματα ανακάμψεως των παντοίων πολέµων, γιατί αυτός που διδάσκει την καθολική ειρήνη περιφρονείται, είναι αυτός που γινόμενος άνθρωπος σκόρπισε πρώτα το µήνυµα της αγάπης και της ειρήνης. Κινητοποίηση για τη σωτηρία της ειρήνης, αλλά όχι παγίδα για να εξαπατήσουμε. Κινητοποίηση για µόνιµη ειρήνη και καθολική. Προπάντων περιµένουµε το σύνθηµα και το παράδειγμα για ειρήνη από τους µεγάλους, που δεν θα το κάνουν αν όλα αυτά δεν κατευθυνθούν από τον μεγάλο ειρηνοποιό, που όλα τα υπέταξε στην ειρήνη του σύµπαντος κόσµου.
Στο μεταξύ εμείς ας διδάξουμε και ας κρατήσουμε την ειρήνη µε τον εαυτό µας, µε τα µέλη των οικογενειών µας, µε την κοινωνία µέσα στην οποία ζούµε, µε τους συμπατριώτες µας, γιατί κινδυνεύουμε να λησμονήσουμε τη δική µας ειρήνη, όταν διαρκώς δείχνουμε µεγάλη ευαισθησία για την ειρήνη άλλων µακρινών χωρών, που δεν ξέρουµε τί ακριβώς γίνεται εκεί. Ο καθένας ας φροντίσει για τη δική του την ειρήνη δίνοντας µ' αυτό το παράδειγμα και στους άλλους. Και προπάντων ας προφυλαχθούμε από το διχασµό που αναπόφευκτα διασαλεύει την ειρήνη µας.
Προπάντων ας κρατήσουμε την ειρήνη εν ονόµατι του Θεού προσευχόμενοι αδιαλείπτως να µας διατηρεί στο σύνδεσµο της ειρήνnς και της φιλανθρωπίας. Ας τον παρακαλέσουµε να εξαλείψει τα µίση και τον φθόνο, την απελπισία και τον εγωισμό, που είναι οι κύριες αιτίες των αναταραχών και των πολέµων, µικρών και µεγάλων. Ας επιδοθούµε σε έργα ειρηνικά και ωφέλιµα σ' όλους, που να δικαιολογούν την προσδοκία του κόσµου για µια ζωή κατευθυνόμενη από τον παντοδύναμο και ειρηνοποιό Χριστό.