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La guerre d’Indépendance grecque et

le Philhellénisme européen.

(de Mme Christiane DE CILLIA

Professeur de Lettres Classiques)


  

Le 3 février 1830, par le Protocole de Londres, les puissances occidentales reconnaissent l’indépendance  de la Grèce. Après  quatre siècles de servitude, les Hellènes sont à nouveau souverains. C’est le résultat d’un combat permanent, fait de soulèvements périodiques réprimés dans le sang, qui aux XVIIIe et XIXe siècles, prend une forme nouvelle. Il est  mené par une bourgeoisie enrichie dans le commerce, cultivée, nourrie des idéaux de la Révolution Française. Sa soif de liberté va trouver un écho dans le mouvement romantique européen, soucieuse d’un retour aux sources des peuples et de leurs cultures, en particulier l’Antiquité grecque et le Christianisme. Dès lors, l’opinion publique européenne va s’enflammer pour les Grecs et ce Philhellénisme finira par gagner les monarques des grandes puissances occidentales : Russie, Grande-Bretagne, France, qui trouvent dans le Philhellénisme la justification idéologique à leur politique d’affaiblissement de l’empire ottoman.

 

• Constitution d’une bourgeoisie grecque :

Au XVIIIe siècle une bourgeoisie grecque commerçante s’était créée ; elle était souvent installée dans des ports, à Smyrne, Alexandrie, ou bien hors de l’empire ottoman à Marseille, Trieste, Odessa, ainsi nommée d’après le nom d’Ulysse « Odusseus » et féminisée en Odessa, selon le vœu de Catherine II de Russie. Odessa dont le  premier maire fut un Grec. Cette bourgeoisie qui s’enrichit rapidement, allait apporter à la lutte grecque une aide financière substantielle. Certains de ses membres eurent également une influence intellectuelle importante. C’est le cas d’Adamantios Koraïs, né à Smyrne en 1748 et mort à Paris en 1833. Il participa de manière décisive à la prise de conscience prérévolutionnaire en Grèce. Parti de Smyrne pour poursuivre ses études supérieures en Europe, il arrive aux Pays Bas, à Amsterdam, dont le régime tolérant et libéral de l’époque, avait fait un refuge de la liberté de pensée. La petite communauté grecque d’Amsterdam y était ouverte à l’esprit des Lumières et plaçait tous ses espoirs de renaissance de la mère patrie dans les livres et l’éducation. Là,   Koraïs rêve d’affranchir son pays de la domination Ottomane. Lorsqu’il arrive à Paris en 1788, il devient l’observateur direct de la Révolution Française  et le représentant grec  officiel de l’Esprit des Lumières ; il  plaide ainsi la cause d’une insurrection grecque. Il emploiera ses efforts à encourager les familles grecques pour qu’elles ouvrent et soutiennent des bibliothèques et des écoles. A sa mort, on l’enterre au cimetière Montparnasse à Paris et l’on pouvait lire sur sa tombe : « Une terre étrangère me couvre, mais cette terre de Paris, je la chérissais à l’égal de mon pays natal, la Grèce ».
     

A l’intérieur de l’empire ottoman, les Phanariotes, dont certains sont princes dans les principautés danubiennes (en Moldavie,  en Valachie), et qui par là- même exercent des fonctions gouvernementales, sont très ouverts aux Philosophies des Lumières qui imprègnent l’Europe de l’époque. Sous l’influence de la Révolution Française et de l’Empereur Napoléon I,  les mouvements nationalistes se sont partout réveillés et l’exemple de la France sert de modèle.
   

En 1813 à Athènes, on assiste à la naissance de la « Société des amis des Muses »qui se charge de collecter des fonds pour élever le niveau culturel de certains Grecs, partageant avec les Philosophes de l’Encyclopédie l’idée que la culture aide à l’émancipation des peuples. Parmi les donateurs de la « Société des Amis des Muses », on trouve le Tsar Alexandre de Russie. Deux personnages importants de la guerre d’indépendance grecque furent de très proches collaborateurs du tsar Alexandre Ier : le prince Alexandre Ypsilantis était son aide de camp et Ioannis Capodistria son ministre des Affaires Etrangères.
   

Un peu plus tôt à Vienne, sous l’impulsion du poète et héros national Rigas Féraios une hétairie destinée elle aussi à favoriser un soulèvement grec avait vu le jour. Rigas Féraios était entré au service des Phanariotes après ses études ; là il avait été initié aux idées de la Révolution Française, à travers l’œuvre du philosophe Montesquieu, et dès 1790 il était entré en contact avec des émissaires français ; il décida ensuite d’aller s’installer à Vienne. Il y rencontra la communauté grecque et en secret, il mena une action  de  promotion des idéaux  de la Révolution Française en vue de l’insurrection .Son ambition était de participer à la fondation d’un état balkanique, dans lequel les citoyens seraient libres et égaux en droit, quelles que soient leur langue et leur religion.  Dans le « Thourios » (son Chant de Guerre) il exalte ainsi ses frères grecs : «  Mieux vaut une heure de vie libre, que quarante années de servitude et d’emprisonnement ». Mais nous savons qu’il fut trahi, livré aux Turcs par les Autrichiens et étranglé en 1798  dans la forteresse de Belgrade. Peu avant sa mort il adressa ce message à ceux qui allaient continuer sa lutte : «  J’ai semé assez de graines ; que d’autres viennent moissonner après moi. »
  

En 1814, à Odessa, on fonde la « Philiki Etairia »;  ses membres appartiennent pour la plupart soit à l’intelligentsia grecque soit à sa classe marchande et sont issus des principautés de Moldavie, de Valachie mais aussi de Constantinople, du Péloponnèse, des îles de la mer Egée, des îles ioniennes, ou encore d’Egypte. Cette Hétairie est donc une société secrète à but politique : celui de favoriser une insurrection  qui délivrerait les Grecs du joug ottoman. Elle fonctionne à l’image de la franc-maçonnerie, compte un millier de membres et devient très vite puissante.
  

De  son côté, l’impératrice de Russie, Catherine II, qui avait prénommé Constantin, le fils qui devait lui succéder, en hommage à Constantin Paléologue, le dernier empereur byzantin, et qui rêvait de remplacer l’empire ottoman par un empire des Balkans, entretenait des contacts avec les notables grecs, le clergé, et les chefs des kleftes.

• Les massacres qui soulèvent l’opinion publique européenne : Psara, mais surtout  Chios et Missolonghi   et la naissance du Philhellénisme :
  

On aura  en 1769, tandis que Mavromichalis soulève le Magne, la « Révolution d’Orloff ». Sept navires russes, quatre frégates et des bâtiments de transport commandés par Féodor et Alexis Orloff interviennent en Mer Egée et remportent la bataille de Chesmé  (face à l’île de Chios) grâce aux brûlotiers de l’île de Psara. La défaite ottomane est totale : un seul navire turc ne fut pas coulé et fut pris par les Russes ; mais les massacres en répression, par les mercenaires albanais restés sur place,  atteignent un tel degré de violence que les ottomans eux-mêmes, seront obligés de revenir les chasser, lorsqu’ils auront hélas, repris le contrôle de la situation.
 

François de Pouqueville dans son « Histoire de la régénération de la Grèce » en 1824  parle de « traite des blancs » qui dura 8 ans et « dépeupla le Péloponnèse ».Un des moments les plus intenses et les plus héroïques de la lutte sur le continent est tout ce qui touche la ville de Missolonghi. Avant que les habitants ne tentent la légendaire « Sortie » de la ville, Missolonghi avait déjà subi 4 sièges successifs. Le comité Philhellène de Londres, fondé en 1823, avait envoyé sur le front grec lord Byron qui débarqua la même année à Céphalonie avec un chargement d’armes et d’or. En juillet  il arrive à Missolonghi. Là, au cours du second siège, il va financer la lutte, payer de ses deniers les Souliotes qui participent au siège, et entraîner les combattants. Mais une  fièvre contractée lors d’un séjour précédent, est réactivée par l’air malsain des marais proches de la ville, et Byron meurt le jour de Pâques 1824. Il devient alors aux yeux de l’Europe occidentale, un martyr de la cause grecque et le héros romantique par excellence. Lors du troisième siège de Missolonghi, en 1825, le Philhellène suisse Jacob Mayer publie une gazette à l’intérieur de la ville pour soutenir le moral des habitants. Cette gazette est d’ailleurs considérée comme le premier journal grec. En avril 1826, pendant le 4e siège, on peut lire dans les « Ellinika Chronica » de Jacob Mayer : «  Nous souffrons de la faim et de la soif.1740 d’entre nos frères ont déjà péri. Plus de 100.000 bombes lancées par l’ennemi ont détruit nos remparts et nos maisons. Nous souffrons des tortures du froid car nous manquons de bois. Quand on pense à ce qui nous fait défaut, il est incroyable de voir le courage et le moral de nos défenseurs…Au nom de tous ces braves, j’annonce que nous avons fait le serment devant Dieu, de défendre chaque pouce de terrain de la terre de Missolonghi. Nous préférons nous enterrer sous les ruines de notre ville plutôt que d’entendre parler de reddition. Nous vivons nos derniers instants. L’Histoire jugera et les générations futures pleureront notre sort. Quant à moi, penser que le sang d’un Suisse descendant de Guillaume Tell, se mêlera à celui des héros de la Grèce, m’emplit de fierté ». La situation de la population devenant désespérée, l’évêque de Prévéza rédige alors une déclaration signée de tous : «  En nous voyant… privés de tout espoir, manquant même du minimum vital depuis 40 jours ; voyant que nous avons rempli nos devoirs de soldats fidèles envers leur nation au cours d’un siège…voyant qu’il n’y a plus d’espoir de recevoir d’aide, ni par la mer ni par la terre pour continuer le combat, nous avons unanimement décidé : notre sortie se fera à 2h du matin dans la nuit du samedi 10 avril, au lever du soleil du dimanche des Rameaux ». Sur les 7000 personnes qui tentent de s’enfuir, seules 1800 réussissent et sont saines et sauves. A l’intérieur, les Grecs qui sont restés, font exploser la poudrière plutôt que de se rendre ; les survivants sont massacrés ou vendus comme esclaves et les Turcs exposeront 3000 têtes tranchées sur les remparts. A Paris, à l’annonce de la chute de Missolonghi, des étudiants provoquent des manifestations, se  rendent, dit-on,  aux Tuileries et obtiennent du roi Charles X sorti sur le balcon la promesse d’aider les Grecs    L’écrivain et diplomate François-René de Chateaubriand avait auparavant évoqué ainsi la situation dans son « Itinéraire de Paris à Jérusalem » en 1825 : « On aime encore à espérer que Missolonghi n’aura pas succombé, que ses habitants par un nouveau prodige de courage, auront donné à la Chrétienté enfin éclairée le temps de venir à son secours. Mais s’il en était autrement… que pourrions-nous faire pour nous montrer dignes d’exécuter le testament de votre gloire ? Que sont à tant de hauts faits, à tant d’adversité d’inutiles discours ? Une seule épée tirée dans une cause si sainte aurait mieux valu que toutes les harangues de la terre ».  

Le combat de Missolonghi était devenu le combat de tous les libéraux et l’incarnation de leur cause : la quête de la liberté, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et surtout la lutte contre l’oppression. Les archives de la police française, car tous embarquent à Marseille, nous apprennent que des étudiants français, allemands, irlandais, suisses, partent se battre aux côtés des Grecs. Un étudiant allemand avait fondé dès le début de la lutte en 1821, à Stuttgart, une « Association de la jeunesse », qui avait tenu six congrès dans le but de créer un corps expéditionnaire qui serait envoyé en Grèce. La création de ce comité fut annoncée par un texte écrit en Grec Ancien. Les Français avaient créé le «  Comité Philhellène de Paris » en 1824, devenu rapidement le plus important d’Europe : en trois ans 65.000 livres avaient été amassées.

D’autres trop célèbres massacres avaient également suscité une vague d’indignation en Europe : les massacres de Chios en 1822. Le congrès d’Epidaure en décembre 1821 venait de proclamer l’indépendance grecque : un gouvernement avec à sa tête Alexandre Mavrocordatos devait le diriger. La sauvage réaction des turco-égyptiens ne se fit pas attendre.

L’auteur Sainte-Beuve écrira à ce propos : « La ville était en ruines, les villages en cendres, une population de 50.000 âmes anéantie ; on avait noyé jusqu’aux enfants à la mamelle ; et maintenant la désolée Chios est gisante entre la Grèce et l’Asie, comme en signe d’une séparation éternelle et d’une lutte inexorable ». La Sublime Porte avec laquelle l’île avait entretenu jusque là des relations assez privilégiées à l’intérieur de l’empire ottoman, en raison du commerce de la masticha, folle de rage devant l’attitude des élites de Chios qui soutenaient la lutte, se considérant trahie, envoya 45.000 hommes avec l’ordre de reconquérir  et de raser ensuite l’île. Les soldats devaient tuer les hommes de plus de 12 ans, les femmes de plus de 40 ans et les enfants de moins de 2 ans, la population restante pouvant être vendue comme esclave. Les exactions turques font 25000 morts et 45000 personnes sont vendues comme esclaves.

Les Grecs quittent alors le pays pour se réfugier en Occident. De là, ils  apportent des fonds à la lutte grecque et s’efforcent toujours de propager les idées des combattants dans les pays où ils vivent. En Europe occidentale,  l’intérêt pour la Grèce se trouvait déjà largement propagée par la Philosophie des Lumières. On considérait que les notions de Nature, de Raison, si importantes pour les Encyclopédistes, avaient été des notions primordiales de l’Athènes classique et que les anciennes démocraties Grecques étaient devenues des modèles à imiter. L’Europe de l’époque se sentait donc redevable à l’égard de la Grèce de sa réflexion récente qui devait déboucher sur la Révolution Française. Et le roi Louis Ier de Bavière soulignait : « L’Europe a une dette énorme envers la Grèce…C’est à elle que nous devons les Arts et les Sciences ». Ce roi après les massacres de Chios, consacrera une partie de sa fortune à racheter les femmes et les enfants que l’on vend comme esclaves en Egypte. Il est imité en cela par le Suisse Gabriel Eynard.  

Dans le même temps, la Russie poursuivait son rôle protecteur d’un peuple orthodoxe lui aussi, victime de la répression ottomane : sur 1000 navires russes croisant en Méditerranée, la moitié appartenait à des Grecs. Très vite, les îles de Spetsai, Hydra, Mykonos s’étaient enrichies et aidaient financièrement le combat révolutionnaire grec.


Tandis que les Grecs se battent sans faiblir, l’Europe bouleversée à l’annonce des massacres, manifeste son soutien de nombreuses façons. L’élite intellectuelle, largement influencée par la vague Romantique, va produire de nombreuses créations qui témoignent de sa sympathie. En 1824-1825, Claude Fauriel publie «  Les chants populaires de la Grèce » où il donne à connaître à l’Occident la vie, les mœurs et les coutumes de ces rudes combattants que sont les Kleftes. Le compositeur français Hector Berlioz compose en 1826 la «  Scène Héroïque » en hommage à  la Révolution Grecque. Le prêtre et héros grec chante : « Hellènes, Rassemblez vos tribus alarmées, / L’astre de Constantin a brillé dans les cieux » Et le chœur des femmes  lui fait écho : «   Astre terrible et saint, guide les pas du brave/ Que les rayons vaincus du croissant qui te brave/ S’éteignent devant toi ». En Russie, le dramaturge Alexandre Pouchkine défend lui aussi l’insurrection. En France, avec la pièce de théâtre « Le siège de Missolonghi » l’auteur Emile Souvestre admirateur du poète Lord Byron connaît la notoriété. On pourrait citer encore bien d’autres artistes européens usant de leur  art pour faire connaître au grand public la cause grecque et la défendre.

 

• L’alliance avec les nations occidentales : les monarques trouvent un prétexte noble à leurs idées expansionnistes.

Provoquant l’émotion d’une partie de la population éclairée, le massacre de Chios va pousser de nombreux soldats de l’ancienne armée de Napoléon à s’engager comme volontaires pour aller se battre aux côtés des Grecs, avec parmi eux, Fabvier, ancien officier de Napoléon. L’écrivain Benjamin Constant lance «  un appel aux nations Chrétiennes en faveur de la Grèce », le poète Alfred de Vigny stigmatise le « musulman trompeur, cruel comme un tigre, qui saisit dans ses bonds le chevreuil innocent »  Villèle, premier ministre du roi Charles X, parle de la «  légitimité » de ce combat et veut que la France aide les Grecs à «  venger l’honneur de la Croix ».

Comme on le voit, la Grèce est devenue le symbole des valeurs occidentales chrétiennes et le symbole de la lutte des peuples pour leur liberté.


Et c’est tout un pays qui par ses intellectuels, son Etat, son armée, prend fait et cause en faveur de l’insurrection grecque. La situation particulièrement tragique fait que tous  appartiennent  au comité de soutien de Paris. Un de ses membres les plus éminents, le Général La Fayette, donne 50.000 livres et essaie de rallier à la cause grecque les Etats-Unis où il avait gardé des contacts depuis la guerre d’Indépendance.  La mort du poète anglais Byron pendant le siège de Missolonghi, l’exposition la même année, des toiles du peintre français Eugène Delacroix  évoquant  le massacre de Chios contribuent à déclencher le 27 octobre 1827 l’opération anglo-franco-russe de Navarin, contre la flotte d’Ibrahim Pacha, opération qui inflige une cinglante défaite aux forces ottomanes et égyptiennes. Chacune des trois nations a des raisons politiques qui les poussent à intervenir. Tout en aidant sa sœur orthodoxe, la Russie espère accéder à la Méditerranée. La France et surtout la Grande – Bretagne veulent affaiblir l’empire ottoman qui tient la Méditerranée orientale en s’appuyant sur le Philhellénisme.

C’est ensuite le colonel Fabvier qui débarque en Grèce avec des armes fournies par les comités philhellènes. Il organise l’armée grecque et défend l’Acropole. Fin 1827, un contingent Français, ayant à sa tête le général Nicolas Joseph Maison, accompagné du colonel Fabvier qui connaît bien le terrain,  arrive en Morée et en chasse Ibrahim Pacha et les siens.  Il s’agit de «  l’expédition de Morée ».  Une partie des forces françaises restera jusqu’ à l’arrivée du roi Othon. Après la bataille décisive de Navarin, en octobre 1827, opposant d’un côté les forces ottomanes et de l’autre un corps militaire franco-russo- britannique, bataille au cours de laquelle 60 navires turco-égyptiens sont détruits, grâce aux héroïques brûlots grecs, le sultan Mahmoud II se décide à négocier : le 14 septembre 1829, il signe avec les Russes la paix d’Andrinople qui est  un accord pour l’instauration d’un état grec indépendant, dont les frontières restent à définir.

Et après 9 ans d’une lutte héroïque, le 3 février 1830, on arrivait enfin aux accords de Londres : l’Etat Grec existait, la Grèce était enfin un Etat souverain.

 

 
 

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Mme Christiane DE CILLIA

est Professeur de Lettres Classiques

et élève de l'Ecole Grecque NCAM

 
 
 
 
 

 

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